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Lire l’avis à propos de Suicide social J’étais décu de voir que j’avais déjà fini la chanson Ici, je vais parler d’un coup de coeur de rap français. Difficile à cerner, le morceau fait d’abord l’objet d’une vanne quant à sa qualité de single. SensCritique Musique Suicide social. Il peut m’arriver de ne pas être sur Twitter pendant une semaine parce que c’est un peu dangereux. Quand le porte-parole du gouvernement explique qu’il n’a pas

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J’y fais souvent quelques allusions. Exit les polémiques, la très grande majorité du public comprend le personnage incarné par l’interprète. Du coup, j’essaie désormais de faire des chansons comme La Terre est ronde , Si seul ou Mauvaise idée , où les mots vont être plus concrets, des chansons factuelles dans lesquelles il n’y aura pas spécialement de cynisme. Et on m’en parle encore, moins, certes, mais ça m’a aussi donné une conscience de « comment fonctionnent les choses ». Orelsan se met ici en scène comme étant quelqu’un sur le point de se suicider. Navigation Accueil Portails thématiques Article au hasard Contact.

À quelques heures du concert le plus massif de sa jeune carrière, on a rencontré un jeune trentenaire bourreau de travail, bien en phase avec sa génération ultra-connectée. Sans fausse modestie, tu t’y attendais, ou au moins, tu l’espérais? Après je ne rêvais pas des Victoires de la musique, même si ça fait toujours plaisir.

Ce n’était pas un but en soi. Par contre, la tournée et toutes les choses qui se sont passées cette année — de l’album qui marche bien aux bons retours sur les clips — ça, j’en avais toujours rêvé. Je pense par contre que la peur de l’échec aide à travailler. Si je n’avais pas cette peur, peut-être que j’écrirais mes textes en une demi-heure et ce serait moins bien parce que je ne suis pas quelqu’un de très spontané. Mais j’ai toujours peur de l’échec. En ce moment, ça va, je suis en tournée. J’ai fait pas mal d’apparitions sur d’autres albums cette année mais je n’ai rien fait pour moi-même.

Mais plus t’es connu et plus tu cours le risque de devenir ringard. Or, j’ai un public qui rajeunit — et je le sais d’autant mieux parce que j’étais comme ça — c’est un public qui dans deux ans peut me cracher dessus. La peur de l’échec sera donc toujours là. C’est d’ailleurs un truc qui revient beaucoup dans ton écriture, la notion de « peur ».

Tu les compenses, comment tes angoisses? Alors, je viens de dire que la peur de l’échec est encore là, mais c’est quand même moins présent. Et la peur de la mort et du reste, je les compense en meublant en gros. J’utilise l’expression « travailler » mais j’exerce ma passion et même si ça ne marchait pas, je ferais tout de même un truc tout le temps.

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Je n’ai pas forcément le temps de réfléchir en permanence, je suis beaucoup dans l’action. Je compense aussi en ayant des projets. Là, je sais déjà ce que je veux faire ces prochaines années et à côté, j’ai deux cent cinquante mille rêves que je n’arriverai pas à accomplir, mais il n’y aucune possibilité que je m’ennuie dans les vingt ans à venir.

Bon ça ne transparait pas forcément dans tes textes, mais tu essaie de nous dire que tu es un mec optimiste en fait? Je ne sais pas. Je fais krelsan aux gens en général mais, sans dire que je suis bipolaire, il arrive qu’en fin de journée, je sois ultra-pessimiste. Je ne suis pas optimiste, je suis rationnel en fait, avec du recul.

Orelsan, Les secrets de la Création de Suicide Social

Assez loin du cliché du mec qui se fout de ce que soical les gens, on a l’impression que tu es vachement à l’écoute de tes amis et de ta famille.

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Paradoxalement, ton statut d’artiste fait que tu es en permanence à devoir rendre des comptes à des inconnus. Résultat, dans la mise en scène du clip de La peur de l’échecon te voyait te barrer juste avant de te rendre sur un plateau de télé. C’est un truc qui te pèse parfois la promo, le star-système? Je me vois plutôt orelaan comme un job, comme quelque chose de nécessaire.

Comme tu dis, j’ai des responsabilités suiide rapport à ma famille, mes amis, etc. Peur de l’échec c’était sur mon premier album. J’ai fui les responsabilités toute ma vie, mais maintenant j’en ai vraiment. C’est con parce qu’en faisant ce métier, je pensais que je n’en aurais aucune alors que finalement c’est tout l’inverse. Je commence à l’assumer un petit peu. Ça me pèse moins qu’au début, je commence à m’habituer. Ce n’est pas quelque chose que j’aime particulièrement même si ça ne me dérange pas non plus et qu’il y a même des trucs plutôt cools parfois.

Et puis j’aime discuter, et après tout je parle de moi. On ne va mentir, c’est agréable aussi. J’aime bien expliquer comment j’écris par exemple, parce que c’est ma passion. En fait, je prends vraiment ça comme un taf. Si on me disait « Est-ce que tu veux faire de la promo ou pas, ça ne changera vraiment rien? Enfin, j’en ferais peut-être une de temps en temps pour le fun. Mais j’ai accepté le fait qu’il faille en faire. Des figures comme Ségolène Royal ou Frédéric Mitterrand se sont emparés de ton cas, et tu t’es orelwan au milieu du débat public, toi qui revendiques pourtant être la part émergée d’une génération qui se fout de la politique.

Ça t’a beaucoup marqué cet épisode, non? Ouais carrément, ça m’a marqué mais ça m’a appris des trucs aussi. J’ai trouvé ça intéressant et en même temps assez stupide au final. Ça m’a marqué dans le sens où pendant un moment, on ne me parlait suifide ça. Et on m’en parle encore, moins, certes, mais ça m’a aussi donné une conscience de « comment fonctionnent les choses ». Soical me suis aussi oscial compte que moi-même, dans la vie de tous les jours, je devais aussi faire de la politique.

J’ai d’ailleurs plus pris conscience de la politique au sens large. Comme j’ai toujours eu l’impression sjicide dans mon droit, j’ai réalisé qu’il y avait euicide mécanismes, des rouages ultra-faussés et ultra-intéressés.

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Donc au final, ça m’a appris pas mal de trucs. De Biolay à Anaïs en passant par Despentes, tu as au moins été soutenu par tes pairs dans cette histoire.

Ce bon vieux « Suicide social »

Je me suis senti soutenu par énormément d’artistes, par les gens du rap français, et bien d’autres différents encore, que je ne connaissais pas ou à qui je n’avais pas prêté attention.

Des gens comme Cali par exemple, ou Olivia Ruiz et Anaïs. Il y en a eu beaucoup et ça m’a surpris, parce que j’ai réalisé qu’ils avaient une conscience politique, une conscience des choses qui les entourent, que moi-même je n’avais pas à l’époque ore,san qui commence à arriver petit à petit. Mais ça ne t’a pas rendu plus consensuel pour autant. C’est marrant que tu dises ça parce qu’il y a des gens qui m’ont dit « Oui, depuis la polémique, tu t’es beaucoup assagi » alors qu’en fait, si tu orlesan avant et après, pas tant sucide ça.

Alors bien sûr, on sait que c’est de la fiction, Suicide socialon comprend bien que c’est un mec qui pète un câble, parce que sinon, on pourrait te taxer de tout, à commencer d’homophobie, mais comme dans tout écrit pamphlétaire, sociaal fictionnel, on cherche toujours à faire passer un message, non? Le message tient dans le fait que, si tu commences à voir la vie sous l’angle communautariste, l’angle du groupe, tu es dans le faux.

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Ce que je raconte, ça peut me passer par la zuicide une seconde. Il n’y a pas de mal à avoir des mauvaises pensées. Après, la vraie question, c’est que faire de ces mauvaises pensées? Parfois, je me réveille le matin, je suis de mauvaise humeur et je pourrais écrire l’épisode 2 de Suicide social, orelswn tout le ssocial. Le message serait qu’il faut savoir prendre du recul, que tant que tu ne t’es pas accepté toi-même, tu ne pourras pas accepter les autres. Tu vois, c’est des conneries de bouddhiste ce que je te raconte là, mais c’est la vérité.

Au final, cette chanson, c’est l’histoire de quelqu’un qui se suicide parce qu’il ne s’aime pas lui-même. Après évidemment qu’il y a des trucs que je pense dans ce texte, et que tout le monde pense. Que les administrations ouvrent à des heures où personne ne suuicide venir, c’est vrai. Bon, il y a peut-être des raisons à ça En fait, c’est à l’auditeur d’en faire ce qu’il veut.

Orelsan – Suicide Social Lyrics & traduction

Et puis parfois, entendre des phrases construites qui synthétisent le genre de pensées négatives qu’on peut avoir, peut aussi aider à faire passer le truc. Ton cynisme est une marque de fabrique, mais est-ce que ce n’est pas surtout une carapace?

Tu auras toujours énormément de gens pour dire que « le cynisme, c’est le fléau de notre société et que ça ne fait rien avancer « . Alors oui, c’est une marque de fabrique mais c’est aussi une façon pour moi de faire des phrases intéressantes et faire passer d’autres choses, comme de l’humour. Pour moi, le cynisme est souvent un prétexte à rigoler. Et bien sûr que c’est une carapace, j’essaie d’ailleurs zocial l’enlever de temps en temps et plus ça va aller et mieux j’y arriverai.

Je trouvais qu’il n’y avait pas assez de premier degré dans mon premier album. Du coup, j’essaie désormais de faire des chansons comme La Terre est rondeSi seul ou Mauvaise idéeoù les mots vont être plus concrets, des chansons factuelles dans lesquelles il n’y aura pas spécialement de cynisme. Je ne suis pas un grand cinéphile, mais ce que j’aime bien au cinéma, dans la littérature ou même dans les mangas, c’est justement le cynisme qu’on retrouve.

J’y retrouve le genre d’humour que j’aime bien. Par contre, en interview, je ne suis pas cynique. Je ne vais pas jouer le personnage décalé comme certains le font parce que je trouve que ce n’est pas le moment. En temps que spectateur, j’aime bien apprendre des choses quand je regarde une interview.

Je n’ai pas envie d’être le type qui se cache tout le temps derrière un personnage. Justement, tu t’es réfugié dans le cinéma et les livres après t’être mangé le gros rouleau compresseur médiatique dans la tête.

Tu as lu quoi, tu as maté quoi à ce moment-là? Qu’est-ce que j’ai lu? Déjà, j’ai lu, alors qu’avant, je ne lisais pas du tout. J’ai essayé de lire des classiques, du Victor Hugo socal du Alexandre Dumas.

J’ai aussi lu des gens auxquels on avait pu me comparer, Céline ou Houellebecq. J’ai aussi lu suicixe peu de science-fiction. Il y a notamment un auteur que j’aime bien, Neil Gaiman. J’écoute aussi pas mal de livres audio, j’aime bien, ça me détend et surtout, je peux les écouter dans le noir.

Je lisais un peu quand j’étais plus jeune, des Stephen King, des trucs comme ça, jusqu’à mes 15 ans. Mais ensuite, entre 15 et 25 ans, je n’ai pas sovial un seul livre.

Donc là, je m’y suis remis.